Se lancer dans sa première compétition de pole dance

By 20 mars 2017 novembre 13th, 2017 Chroniques, Motivation

Les doutes qui nous empêchent d’avancer…

J’ai souvent entendu : “J’aimerais vraiment faire une compet de pole mais…”

On trouve facilement une multitude de raisons de ne pas se lancer ou de remettre son projet à plus tard (je n’ai pas le niveau, pas le temps…)

Et si vous décidiez simplement de vous lancer ce défi ?

Alors oui, il est normal que l’on ait des doutes et que l’on se pose plein de questions avant de démarrer… mais quel compétiteur n’a jamais douté ?

J’ai essayé d’énumérer quelques unes des problématiques que l’on rencontre fréquemment que l’on soit amateur ou confirmé, j’espère que mes réponses pourront vous éclairer et vous aider à avancer !

La compétition c’est pour tout le monde ?

Ce qui m’a tout de suite plu dans les compétitions de pole dance, c’est qu’il y en a pour tous les goûts et les niveaux. Tout le monde peut tenter, oui tout le monde, quel que soit l’âge, le niveau…

Il suffit juste de cibler la compétition qui vous correspond le mieux, à vous, votre niveau et votre envie :

  • Vous êtes un fanatique de tricks, vous êtes à l’affût des dernières figures à la mode et vous vous êtes pris de passion pour le côté technique de la pole ? Regardez du côté des compétitions Pole Sport qui privilégient le côté gymnique de la discipline.
  • Vous aimez la danse, le côté « flow » et artistique de la pole ? Alors c’est du côté des compétitions Pole Art que ça se passe.
  • Vous voulez raconter une histoire, exprimer une émotion, jouer la comédie ou encore une fois allier un style de danse avec la pole ? Regardez ce qui se passe côté des compétitions Pole Théâtre.
  • Ou encore, vous souhaitez mettre en avant le côté sexy de la pole et faire claquer les plexy, il existe différentes compétitions à l’international (dont encore une fois le Pole Théâtre avec sa catégorie classique).

Je n’ai pas le niveau…

Alors oui si vous en êtes à votre deuxième cours de pole, il se peut que vous ayez encore quelques bases à acquérir pour être en mesure de monter votre première routine. J’ai commencé à préparer ma première compétition avec un niveau inter 1/2 en amateur. A ce niveau, on sait s’inverser et on peut réaliser quelques petits combos sympas ! Il suffit de lire les règlements des compétitions, ils peuvent différer légèrement entre eux mais on retrouve globalement les mêmes règles concernant les niveaux que j’énumère ici (à noter que j’ai volontairement été généraliste pour définir les conditions d’accès aux catégories) :

  • Amateur : pratiquant ayant moins de deux ans de pole, ayant peu d’expérience de la scène et n’enseignant pas la pole dance.
  • Semi-pro : en général, pratiquant ayant plus de deux ans de pole et/ou enseignant la pole depuis moins de deux ans.
  • Pro / Elite : professionnels de la scène et/ou de la pole et enseignants confirmés.
Pole dancer : Elodie Nebra (Semi-pro category) / Pole dance competition : Pole Art Cyprus 2016

Pole dancer : Elodie Nebra (Semi-pro category) / Pole dance competition & photo credits : Pole Art Cyprus 2016

Je n’ai pas le temps

Évidemment, c’est l’une des premières choses à prendre en compte. Notre disponibilité. Et la question se pose que l’on soit amateur ou professionnel de la pole. Il va falloir s’organiser entre ses obligations professionnelles et l’entraînement régulier. Ce n’est facile pour personne : que l’on ait une vie de bureau, que l’on soit performer et/ou que l’on donne des cours de pole au quotidien, c’est un challenge pour tout le monde.

Personnellement, j’ai dû sacrifier des congés et des week-ends sans compter toutes les soirées de training. Même si c’est à chaque fois beaucoup de fatigue, c’est extrêmement stimulant !

Ça coûte de l’argent…

Je ne peux pas dire le contraire même s’il est possible de minimiser les coûts. La compétition peut vite coûter cher selon ce qu’on choisit de tenter et de faire :

  • Les frais d’inscription qui peuvent coûter entre une vingtaine et une centaine d’euros selon la compétition.
  • Les billets d’avion et d’hôtel si l’on a opté pour une compétition à l’étranger.
  • Le coaching si l’on choisit de se faire accompagner par un professionnel (ce que je recommande vraiment, même si vous ne prenez que quelques cours) qui peut représenter entre 50 et 100 euros la séance.
  • L’élaboration d’un costume : si vous faites appel à un professionnel, le costume peut aussi représenter un budget (50 – 200 euros) mais vous pouvez aussi parfaitement faire appel à votre imagination et à vos talents de couturier (ou à ceux de votre entourage).

Je n’ai rien à y gagner

Cela dépend ce que vous visez. Si c’est un podium alors oui vous pouvez être déçu car on ne sait jamais à quoi s’attendre. Mais si c’est une expérience, alors vous aurez tout gagné : la satisfaction d’être allé jusqu’au bout d’un projet, des progrès, des rencontres et une expérience inoubliable.

Juan Francisco Rodriguez / Pole Theatre Paris

Pole dancer : Juan Francisco Rodriguez / Pole Theatre Paris / Photo credit : Petits Diables Productions

Je n’ai pas d’idée…

Croyez-moi, tout le monde passe par là, avec les doutes qui vont avec. Bref, il va falloir se creuser les méninges et se lancer !

  • Le thème et la musique

C’est une étape délicate : trouver un thème et une musique. Parfois, la musique amène le thème, parfois on a le thème et on cherche la bonne musique…

Cette étape est très importante, surtout pour les compétitions artistiques (Pole Art et Pole Théâtre) car elle peut vraiment faire la différence ! Prenez le temps de bien réfléchir à ce que vous voulez raconter et choisissez une musique qui vous plait, qui vous donne envie de vous exprimer. S’il s’agit d’une compétition Pole Sport, choisissez une musique qui vous donne envie de vous envoler et qui vous inspire !

En général on évite de sélectionner des musiques trop “commerciales” mais ce n’est pas une règle ! Si derrière, la musique est bien utilisée et que le compétiteur l’assume totalement avec une vraie présence scénique, ça peut très bien marcher (je pense par exemple à la superbe prestation de Marina Bogomolova (Kira Noire) au Pole Art Chypre de 2014). A vous de voir quels risques vous voulez prendre.

  • La chorégraphie

Très bien. Vous avez votre thème et votre musique. Parfait. Et maintenant ? Maintenant il faut créer.

Et créer… c’est oser.

Il va falloir passer l’étape fréquente du « je me sens nul » qui s’associe tout à fait au syndrome de la page blanche de l’écrivain… Lancez-vous, tentez quelque chose ! Un petit combo calé en musique, un passage au sol, une intro… trouvez quelque chose, même si c’est tout petit et que cela vous paraît insignifiant ou mauvais ce n’est pas grave, c’est un premier jet ! Le début, c’est toujours très difficile alors ne lâchez rien ! Votre routine va se construire petit à petit et prendre forme. Soyez patients et persévérants : vous serez surpris !

N’hésitez pas à faire appel à un prof ou à un coach qui pourra vous débloquer des situations, apporter un regard extérieur et vous permettre de sublimer votre création. Un bon coach saura mettre en avant vos atouts, vous aider à surmonter vos faiblesses et à repousser vos limites.

Pole dancer : Olga Trifonova / Pole dance competition : Pole Art Italy 2016

Pole dancer : Olga Trifonova / Pole dance competition : Pole Art Italy 2016 / Photo credits : Pole & Me

Je n’ai pas de cardio

La première fois que j’ai essayé d’enchaîner la moitié de ma routine (oui la moitié seulement) j’étais à bout de souffle, les bras tétanisés, impossible de poursuivre. J’ai vraiment cru que c’était impossible d’aller jusqu’au bout et j’ai commencé à douter ! Et pourtant, à chaque entrainement, on va de plus en plus loin : on trouve les moments où caler ses respirations, on fluidifie les mouvements et donc on récupère de l’énergie. Le jour J, on peut tout enchaîner.

Je n’ai pas le mental

Le mental aussi se travaille. Il faut gérer ses moments de doute et savoir aussi récupérer quand on en a besoin.

J’ai fait l’erreur de trop m’entrainer avant la deadline (et même de me blesser). Cela m’a appris à gérer mes derniers trainings de manière différente. Désormais je travaille autrement, je m’économise, je me dis que les dés sont jetés et je pense à une chose essentielle : me faire plaisir. Je pense au moment que je vais vivre sur scène, aux personnes que je vais rencontrer, aux rencontres que je vais faire… Bref, quand le mental diminue, lâchez prise quelques minutes… pensez au chemin parcouru, pensez à la chance que vous vous donnez (et qui vous est donnée si vous êtes sélectionné pour une compétition), pensez à votre motivation initiale et projetez-vous mentalement vers la scène en imaginant votre routine parfaitement exécutée !

Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Quelques liens utiles pour vous inspirer (France et international) :

Pole dancer : Juan Francisco Rodriguez / Pole Theatre Paris

Pole dancer : Juan Francisco Rodriguez / Pole Theatre Paris / Photo credit : ChArt Photography

Elodie Nebra

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